Le bancha, littéralement "thé ordinaire", désigne au Japon le thé du quotidien, fabriqué à partir de feuilles matures et souvent récoltées tard dans la saison. On distingue aujourd'hui les banchas industriels, plus simples, des banchas traditionnels, façonnés à la main depuis des siècles selon des méthodes propres à chaque région du Japon.
Le thé de Thomas s'inscrit clairement dans cette seconde tradition. On sent le travail artisanal, le temps et l'attention mis dans sa fabrication, à mille lieues d'un thé sans relief.
Ce bancha longuement fermenté offre une palette aromatique qui se déploie sur de nombreuses infusions. Après une fixation au wok, il traverse deux étapes de fermentation : d'abord sur poêle pendant 48 heures, puis en bidon, au soleil, pendant 4 jours supplémentaires. L'humidité est ensuite réduite par une double torréfaction finale, plus légère que celle de son cousin, le bancha français torréfié.
Le résultat est un thé dense et profond, hérité d'un savoir-faire traditionnel que Thomas a fait sien sur ses terres bretonnes.
Profil aromatique : notes sucrées en arrière-bouche, texture huileuse, évoque les sous-bois et l'humus. Liqueur jaune vif, presque ambrée. Gourmand et dense.
Ce que j'aime avec ce thé, c'est qu'il allie le côté brut et "bestial" des thés fermentés avec une note gourmande sucrée en plus. Il reste longuement en bouche.
Infusion : 2g, 95°C, 4 minutes. Peut s'infuser au moins 5 fois.
Ce thé vous intrigue ? Notre article sur le bancha japonais vous raconte l'histoire de cette tradition et de ses nombreuses variantes régionales.